Compte-rendu de lecture : Jacques Bidet, « Marx et la Loi travail. Le corps biopolitique du Capital »

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Jacques Bidet, 2016, Marx et la Loi travail. Le corps biopolitique du Capital« , Paris, Les Editions sociales, coll. « Les parallèles », 2016, 86 p. (compte-rendu)

Résumé :

Jacques Bidet, philosophe et professeur émérite à l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense, mène depuis de nombreuses années des recherches sur Marx et le marxisme et dirige notamment la revue Actuel Marx, qu’il a contribué à fonder [voir les archives ici]. Le livre qu’il publie aujourd’hui s’inspire de précédents travaux et, contrairement à ce que suggère le titre, il n’est donc pas écrit en référence à la « loi travail ». Bidet cherche plutôt à présenter une introduction critique à la lecture du Capital, l’œuvre maîtresse de Karl Marx. […] La « pulsation biopolitique autour du corps central de la production industrielle » se ressent surtout dans la mesure où l’on considère que la valeur des marchandises est proportionnelle à la « dépense » de force de travail, ce qui fait dire à Bidet que « le problème économique se trouve d’emblée posé en termes « corporels » » (p. 15-16). Pour affiner son analyse, Bidet distingue dans un premier chapitre trois niveaux conceptuels : le « travail en général », la « production marchande » et la « production capitaliste ». Dans le deuxième chapitre, c’est en mettant l’accent sur leurs implications en termes de biopolitique, de politique de gestion de la vie, que l’auteur précise le sens de ces trois niveaux d’analyses du travail. Enfin, le troisième chapitre pointe certaines limites de l’analyse de Marx, en particulier l’omission de certaines dimensions collectives du concept de corps.

Compte-rendu disponible à l’adresse suivante : Lectures

Voir le site de l’éditeur avec la quatrième de couverture et le sommaire.

Chronique d’actualité : « LE JT DE SOCRATE – Loi travail : où est le « terrorisme » ? »

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Jonathan Louli, août 2016, « Loi travail : où est le « terrorisme » ? », sur Nonfiction, dans une chronique de la série Le JT de Socrate

Dans ce 3e numéro, « Le JT de Socrate » (*)  chausse les lunettes de Karl Marx, analyste de la révolution française de 1848, pour saisir le sens obscur de certaines réactions politiques et médiatiques au mouvement social contre la loi travail, manifestement outrancières. D’un Gattaz alarmiste (MEDEF) ou d’un Martinez inflexible (CGT), des « casseurs » encagoulés ou des forces de l’ordre régulièrement prises en flagrant délit de violence abusive, des groupuscules autonomes qui renouent avec la violence politique ou des grands médias qui distillent la peur sans retenue : qui sont vraiment les « terroristes » ?

Chronique disponible à l’adresse suivante : Nonfiction

Chronique d’actualité : « LE JT DE SOCRATE – Marx et les costards de Macron »

La Grande-Motte :Emmanuel Macron at the "Association des petites villes de France"

Crédit image : Marianne

Jonathan Louli, juin 2016, « Marx et les costards de Macron », sur Nonfiction, dans une chronique de la série Le JT de Socrate

« « Le JT de Socrate », chaque mois, c’est un regard philosophique porté sur l’actualité. Pour prendre du champ devant l’information d’abord, et tout autant pour raccorder le ciel des idées à la hauteur du quotidien. Pour ce premier numéro, de Macron à Marx, il met face à face deux conceptions passablement divergentes du « travail » et du « socialisme »… »

Chronique disponible à l’adresse suivante

Compte-rendu d’ouvrage : Claude Didry, « L’Institution du travail. Droit et salariat dans l’histoire »

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Compte-rendu de lecture : Claude Didry, L’institution du travail. Droit et salariat dans l’histoire, Paris, La Dispute, coll. « Travail et salariat », 2016, 244 p.

Résumé : « Claude Didry, sociologue, directeur de recherche au CNRS et directeur de l’IDHES-Cachan, développe depuis plusieurs années une sociologie historique du droit du travail, de l’innovation, du dialogue social et des restructurations d’entreprises. Avec le présent ouvrage, publié dans une collection animée par Bernard Friot, Claude Didry questionne la constitution de notre notion de « travail », à travers une sociologie historique des principaux dispositifs législatifs et juridiques qui l’ont instituée depuis la Révolution Française »

Compte-rendu disponible à cette adresse (Lectures)

Dany-Robert Dufour, « Pléonexie »

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Compte-rendu :

Dany-Robert Dufour, Pléonexie. [dict. : « Vouloir posséder toujours plus »], Lormont, Le Bord de l’eau, coll. « La bibliothèque du MAUSS », 2015, 133 p.

Disponible à l’adresse suivante :

http://lectures.revues.org/18574

Le site de l’éditeur :

http://www.editionsbdl.com/fr/

« Professeur en philosophie et sciences de l’éducation, Dany-Robert Dufour produit depuis quelques années une critique philosophique de la modernité capitaliste nourrie notamment par Freud, Marx et la philosophie grecque antique. En juin 2014, le Théâtre de la Tempête à Paris lui propose de présenter certains textes philosophiques, afin qu’ils soient lus et mis en scène par des comédiens. Dufour souhaitait alors explorer la notion de pléonexie, à travers divers textes, de Platon à la littérature moldave en passant par Mandeville. Le philosophe a sélectionné des extraits de textes de ces auteurs et les a « réécrits » pour les rendre « aussi audibles, c’est-à-dire actuels que possible » (p. 13). Le présent ouvrage rassemble les textes qui ont été lus, un commentaire introductif de Dufour, et un dialogue qu’il a écrit lui-même« 

Actualité du XIXème siècle

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Compte-rendu : Emmanuel Fureix, François Jarrige, La modernité désenchantée, La Découverte 2015, 390p.

Compte-rendu disponible à l’adresse suivante : La vie des idées

Résumé :

Le XIXe siècle a longtemps été tenu pour le siècle du progrès. L’historiographie récente est plus attentive à ses contradictions et à ses aléas. Deux historiens proposent une histoire de l’histoire du XIXe siècle, illustrant la manière dont notre société se regarde elle-même.