Autour de Diogène le Cynique et de la théorie de la décroissance (note critique)

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Jonathan Louli, 2017, « Autour de Diogène le Cynique et de la théorie de la décroissance », in Contretemps, en ligne.

Disponible à l’adresse suivante : Contretemps

Début :

« Sans être omniprésent, loin de là, dans les médias et les hautes sphères du monde politique, le courant de la « décroissance » n’en demeure pas moins très vivace, comme l’expliquait récemment l’un de ses porte-parole. Le Monde Diplomatique signalait même début 2017 le « débat optimiste » porté par le dernier numéro du mensuel La Décroissance, qui se demande si, malgré les apparences, la « décroissance » ne serait pas « aux portes du pouvoir ». Dans ce contexte, je vais m’intéresser ici au livre Diogène et les cyniques ou la liberté dans la vie simple, paru dans la collection « Les précurseurs de la décroissance » des éditions Le passager clandestin.« 

Site de l’éditeur : Le Passager Clandestin

Anarchisme et anthropologie (compte-rendu)

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Alberto Giovanni Biuso, Anarchisme et anthropologie. Pour une politique matérialiste de la limite, Paris, Asinamali, 2016, 92 p., traduit de l’italien par Sarah Borderie par les soins de Luigi Balice

Compte-rendu disponible en cliquant ici (Lectures)

Résumé :

Enseignant la philosophie de l’esprit et la sociologie de la culture à l’Université de Catalane en Italie, Alberto Giovanni Biuso est un auteur italien presque inconnu en France, et pour cause : le petit essai présenté ici est son premier texte traduit en français. L’expérience est tentée par la maison d’édition Asinamali, qui publie là le second livre de son catalogue. Les éditeurs cherchent à faire connaître en France des auteurs italiens contribuant à ouvrir « la voie au possible » et à créer « des pistes d’émancipation ». 

Cet essai milite pour une refondation de l’anthropologie, sous le sceau d’une pensée particulière de l’anarchisme et de l’approche matérialiste. Le texte est court (77 pages) mais très dense, et l’on apprécie son découpage en petites parties. Chacune d’entre elle expose les pistes de réflexion et les positions conceptuelles à privilégier, selon l’auteur, en vue de construire une « politique matérialiste de la limite » qui soit une anthropologie anarchiste.

Benoît Schneckenburger, « Intelligence du matérialisme » (Compte-rendu de lecture)

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Compte-rendu :

Benoît Schneckenburger, Intelligence du matérialisme, Les Éditions de l’Épervier, coll. « Pour aller plus loin », 2013, 128 p., Préface de Jean-Luc Mélenchon

Disponible à l’adresse suivante :

http://lectures.revues.org/15135

Site de l’éditeur :

Les Éditions de l’Épervier

Début :

« Le livre se présente comme « une tentative de synthèse des réponses déjà apportées par l’approche matérialiste et le rejet de fausses questions portées par les approches idéalistes et spiritualistes » (p. 12). Il s’agit avant tout d’un ouvrage de vulgarisation philosophique qui, réalisant une présentation du courant matérialiste dans un sens large, défriche une grande variété de thématiques, suggère des pistes de réflexion, présente synthétiquement quelques références théoriques, et inscrit en partie sa démarche dans une perspective historique. Le texte de Schneckenburger est également militant, en ce qu’il est écrit par un militant (et préfacé par J.-L. Mélenchon), qu’il exprime ouvertement un parti pris pour le matérialisme, et qu’il n’hésite pas à tirer à vue sur diverses formes d’« idéalisme »«