La parole de Protagoras. Fragments et témoignages (Édition bilingue) (compte-rendu de lecture)

9782343111322r

Laura Moscarelli, La parole de Protagoras. Fragments et témoignages, 2017, Paris, L’Harmattan, 138 p.

Compte-rendu disponible à l’adresse suivante : Nonfiction

Consulter le site de l’éditeur : L’Harmattan

Début du compte-rendu :

Titulaire d’un double master en philosophie et en communication, Laura Moscarelli a travaillé sur la philosophie antique et notamment sur Protagoras. Elle a publié il y a quelques mois un ouvrage sur Protagoras et sa pensée, avec pour objectif de « rendre la parole »  à ce dernier contre les déformations et raccourcis qui se sont empilés au fil du temps.

Cette démarche implique selon Moscarelli de revenir au texte du philosophe. Le principal intérêt de l’ouvrage est ainsi de rassembler l’essentiel des « fragments et témoignages » connus où est rapportée la parole de Protagoras. Ceux-ci ne sont pas livrés sans présentation : le lecteur appréciera la première partie du livre, qui recontextualise l’œuvre et la vie de Protagoras, ainsi que la réception critique qui a été faite aux sophistes.

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« Une sagesse du corps, de la joie et de l’amitié. Lecture d’Épicure »

 

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« On ne peut bien vivre sans vivre d’une façon sensée, belle et juste ; ni vivre d’une façon sensée, belle et juste sans bien vivre et d’une façon plaisante »

Emilio LledóUne sagesse du corps, de la joie et de l’amitié. Lecture d’Épicure, Blajan, Solanhets Éditeur, 2017, 158 p., traduit de l’espagnol par Vincent Ozanam

Compte-rendu disponible à l’adresse suivante : Lectures

Début du compte-rendu :

Après avoir été réédité plusieurs fois en espagnol depuis les années 1980, l’ouvrage d’Emilio Lledó est enfin disponible pour le lecteur francophone, agrémenté par une préface de l’auteur à la dernière édition espagnole de 2014, grâce à une traduction de Vincent Ozanam. Lledó, philosophe né en 1927 à Séville, est présenté par les éditeurs comme une « référence » pour ses travaux sur la philosophie grecque, la morale et le langage. Il signe ici un ouvrage passionnant – car passionné – visant à réhabiliter la pensée d’Épicure contre les simplifications et attaques dont elle a été victime tout au long de l’histoire – y compris, et c’est une des particularités de l’épicurisme, du vivant d’Épicure. L’objectif du livre est de restituer à la fois quelques-unes des plus importantes implications de ce courant de pensée, porteur d’une « idée révolutionnaire de l’existence » (p. 15), ainsi que les conditions intellectuelles d’émergence de ces savoirs spécifiques. Partant à la recherche du « germe de liberté et de créativité » (p. 18) qui anime l’épicurisme, le livre de Lledó se découpe en une quinzaine de petites parties, prenant chacune pour thème un aspect clé de la pensée épicurienne aux yeux de l’auteur espagnol.

Autour de Diogène le Cynique et de la théorie de la décroissance (note critique)

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Jonathan Louli, 2017, « Autour de Diogène le Cynique et de la théorie de la décroissance », in Contretemps, en ligne.

Disponible à l’adresse suivante : Contretemps

Début :

« Sans être omniprésent, loin de là, dans les médias et les hautes sphères du monde politique, le courant de la « décroissance » n’en demeure pas moins très vivace, comme l’expliquait récemment l’un de ses porte-parole. Le Monde Diplomatique signalait même début 2017 le « débat optimiste » porté par le dernier numéro du mensuel La Décroissance, qui se demande si, malgré les apparences, la « décroissance » ne serait pas « aux portes du pouvoir ». Dans ce contexte, je vais m’intéresser ici au livre Diogène et les cyniques ou la liberté dans la vie simple, paru dans la collection « Les précurseurs de la décroissance » des éditions Le passager clandestin.« 

Site de l’éditeur : Le Passager Clandestin

Anarchisme et anthropologie (compte-rendu)

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Alberto Giovanni Biuso, Anarchisme et anthropologie. Pour une politique matérialiste de la limite, Paris, Asinamali, 2016, 92 p., traduit de l’italien par Sarah Borderie par les soins de Luigi Balice

Compte-rendu disponible en cliquant ici (Lectures)

Résumé :

Enseignant la philosophie de l’esprit et la sociologie de la culture à l’Université de Catalane en Italie, Alberto Giovanni Biuso est un auteur italien presque inconnu en France, et pour cause : le petit essai présenté ici est son premier texte traduit en français. L’expérience est tentée par la maison d’édition Asinamali, qui publie là le second livre de son catalogue. Les éditeurs cherchent à faire connaître en France des auteurs italiens contribuant à ouvrir « la voie au possible » et à créer « des pistes d’émancipation ». 

Cet essai milite pour une refondation de l’anthropologie, sous le sceau d’une pensée particulière de l’anarchisme et de l’approche matérialiste. Le texte est court (77 pages) mais très dense, et l’on apprécie son découpage en petites parties. Chacune d’entre elle expose les pistes de réflexion et les positions conceptuelles à privilégier, selon l’auteur, en vue de construire une « politique matérialiste de la limite » qui soit une anthropologie anarchiste.

Esclavagisme, racisme, massacres de masse : l’autre visage du libéralisme

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Compte-rendu :

Domenico Losurdo, Contre-Histoire du libéralisme, La Découverte, Collection Poche/Essais,  2014, 392 p., traduit par Bernard Chamayou

Disponible aux adresses suivantes :

slate.fr

nonfiction.fr

Site de l’éditeur :

La Découverte

Résumé :

« Domenico Losurdo signe un ouvrage accablant sur les liens entre le libéralisme et les théories de la suprématie occidentale portées par des penseurs ou acteurs politiques et économiques de premier plan, entre le XVIIe et le XIXe siècles.« 

Aristote, l’animal politique (compte-rendu de lecture)


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Jonathan Louli, 2017, « Aristote, l’animal politique », compte-rendu de lecture de : Refik Güremen, Annick Jaulin (dir.), Aristote, l’animal politique, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Philosophie », 2017, 148 p.

Résumé :

Les contributions rassemblées dans ce recueil ont été produites à l’occasion d’un colloque organisé à Istanbul en mai 2013 par l’UPR 76 du CNRS, le consortium d’appui à l’université Galatasaray et l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elles prennent pour objet « l’assertion célèbre » d’Aristote (384 av. J.-C – 322 av. J.-C) : « l’être humain est un animal politique », discutée par le philosophe grec notamment dans son livre Politique (…)

Compte-rendu disponible ici (Lectures)

Site de l’éditeur ici (avec sommaire et infos)