4 commentaires

  1. bonjour Mr Louli,
    tout d’abord merci pour votre travail de recherche et de décryptage de la situation de la prévention spécialisée.
    j’ai exercé en tant qu’éduc de rue pendant une dizaine d’années avant de finir chef de service d’une équipe de prévention spécialisée,. Poste que j’ai réussi à tenir 4 ans avant de quitter le service et l’association pour laquelle je travaillais, pour des raisons d’orientations politiques.
    votre article m’a fait bondir, et je ne comprends pas votre point de vue. Vous d’habitude si offensif, vous acceptez votre situation d’une manière bien docile. (désolé pour les termes forts mais la colère (de cette situation) que je contiens a trouvé dans votre rapport à la situation une raison de m’exprimer. Avant votre article j’avais prévu de vous interpellez pour vous alertez sur la situation dans les quartiers populaires mais surtout sur la situation de la prévention spécialisée qui a bien vite désertée ses quartiers d’arpentage. la position victimaire de l’éducateur de rue qui n’a pas le droit de sortir n’est pas entendable. Si vous voulez vraiment être aux côtés des familles et des jeunes sur les territoires il y a pleins de moyens d’y être. La dénonciation de votre quotidien et des taches abjectes que l’on vous demande contribueront certainement à porter le coup fatal (prévisible) à la prévention spécialisée. Pour ne pas répondre à ces demandes technocratiques vous avez le choix de vous (les éducs de rue) mettre en grève, de vous mettre en arrêt maladie, moyens qui permettraient d’engager le rapport de force avec vos institutions gestionnaires et les différents départements. De nombreux intervenant socio éducatifs inventent et créent les manières d’être présents physiquement sur les quartiers. Dans la ville où j’ai travaillé c’est les maisons de quartiers qui ont pris les choses en mains et qui organisent les présences physiques sur les différents territoires (la prev ayant bien entendu désertée cette instance à laquelle elle était fortement conviée et attendue…. Les dégâts en terme de partenariat risquent d’être conséquents, et je vous laisse imaginer les dégâts en terme de liens avec les habitants qui auront côtoyer d’autres professionnels…
    Les éducs de rue ont enfin l’occasion de mettre en pratique leur discours transgressifs avec des actes, mais là personne. Tout le monde s’accommode tant bien que mal à cette foutue « veille éducative », ce télé travail insensibilisant….évidemment dans la dénonciation parce que quand même on a une éthique….

    Votre employeur ne peut vous interdire d’aller faire du bénévolat au sein d’une asso du quartier qui est en première ligne et auprès des personnes. Que les éducs de rue prennent leurs responsabilités mais surtout, s’il vous plait, ne venez pas pleurer quand les fondamentaux de la prev seront totalement démolis.

    Ce petit commentaire est un peu agressif mais cela est surement lié à l’attachement que j’ai, j’avais sur cette approche essentielle et profondément humaine qu’est la prévention spécialisée. Quand j’ai quitté ce taf il ya bientôt un an, j’étais en fort désaccord avec les orientations politiques associatives et institutionnelles, aujourd’hui je suis en désaccord profond avec les pratiques (ou plutôt la désertion) des « éducs de rue 2.0 ».

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    • Bonjour Stéphane,
      Merci pour votre commentaire, je partage largement vos analyses, à part qu’il y a un quiproquo : je ne travaille plus comme éducateur en prévention spécialisée depuis plus de deux ans (j’ai tenu beaucoup moins longtemps que vous face aux invasions gestionnaires et sécuritaires)… J’ai justement démissionné parce que je n’étais plus d’accord avec les méthodes managériales de ma direction associative et avec le terrorisme comptable du Département… Pour l’avoir vécu de l’intérieur et en avoir été « victime » je vous rejoins totalement sur l’absence de combativité collective des acteurs et actrices de terrain de la prévention spécialisée – qui s’explique à mes yeux par la faiblesse numérique mais surtout par l’absence de structure militante collective fédérant les personnels non-cadres de la prévention spécialisée.
      Inutile donc de vous excuser pour la tonalité de votre commentaire, que je ne trouve pas agressif, j’aurais moi-même bien voulu être plus critique mais les contraintes propres au travail journalistique (que je découvre avec cet article, paru sur le site Rapports de force) m’ont limité, et j’ai du me tenir à mon premier objectif, qui était de donner la parole à des éducateurs et éducatrices pour retranscrire ce qu’ils et elles vivaient dans le feu de l’action. J’ai d’autres données empiriques qui devraient me permettre de produire un article de fond plus critique, et votre commentaire ne fait que m’encourager dans cette voie.
      Merci, et à bientôt j’espère !
      Jonathan

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  2. Bonjour,

    Pauvre Paulo, surveiller et contenir en distanciel ou présentiel numérique hic !

    Ou bien sans doute en « veille éducative » pauvre éducatrice de prèv° menacé d’avant et d’après, mais tel un pangolin toujours présent.

    Notre collègue Pascal Le Rest a tout résumé dans son dernier livre (pour les éduc° de rue qui auraient encore le courage de lire au-delà du sempiternel courriel du CNLPAPS (AH merde je me suis gouré dans le sigle simplement une erreur d’humeur).

    En tout cas arrêtez de nous enflammer avec ce type de post là n’est pas là l’urgence et le terrain, terrain, terrain terrain… Bordel au-delà du présentiel distancier facebookiens… Laissez-moi rire…

    En MAS il morfle en ce moment alors laissez-moi rerire les punks éduquent° de rue à la marge que du fion…

    Un ancien

    Biz

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  3. Bonjour,
    je m’appelle Jean-Paul Toussay. J’ai participé à l’élaboration de l’article cité ci-dessus. Je souhaiterai apporter une précision concernant les fiches contact que la direction nous a demandé de remplir durant le confinement. cette fiche était nominative par rapport aux travail des éducateurs, mais pas nominative en fonction des jeunes suivis.
    Merci de prendre en compte les précisions apportées.

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